Faire la fête en limitant son impact sur la planète et sans se prendre la tête, c’est possible ! De plus en plus de festivals adoptent une démarche écolo, en tentant de réduire leur impact environnemental. Et en tant que festivaliers, nous pouvons aussi agir. Voici quelques conseils pour profiter pleinement des festivals cet été tout en restant écolo.

Climat

4 conseils pour des festivals écolos

Faire la fête en limitant son impact sur la planète et sans se prendre la tête, c’est possible ! De plus en plus de festivals adoptent une démarche écolo, en tentant de réduire leur impact environnemental. Et en tant que festivaliers, nous pouvons aussi agir. Voici quelques conseils pour profiter pleinement des festivals cet été tout en restant écolo.

Se rendre à un festival en transports peu polluants

Le principal poste d’émissions de gaz à effet de serre des festivals est, de très loin, le transport des festivaliers pour se rendre à l’événement. Si on ne doit retenir qu’un seul conseil, c’est donc bien celui-ci : éviter autant que possible de prendre l’avion !

Les personnes qui prennent l’avion pour participer à un festival sont plutôt rares, mais cela varie énormément d’un festival à l’autre. D’après les données recueillies par les organisateurs des Vieilles charrues, seuls 3 % des festivaliers s’y rendent en avion, mais ceux-ci sont responsables de 61% des émissions de CO2 dues au transport en lien avec ce festival breton.

Pour d’autres festivals qui visent clairement un public international, l’impact des trajets en avion peut être considérable : par exemple, 20 % des festivaliers du Burning Man, au Nevada, viennent d’ailleurs que d’Amérique du Nord et se déplacent donc en avion ; pour le festival Tomorrowland, ce sont carrément des dizaines de « party flights », des vols spécialement mis en place pour l’événement, qui acheminent plus de 25 000 personnes chaque année, pour trois jours sur place… Une catastrophe pour l’environnement.

Le mieux, donc, est de choisir un festival où il est possible de se rendre en train et/ou à vélo. Et ça tombe bien, on a l’embarras du choix en France (il y a plein de festivals sympas et écolos aux quatre coins de l’Hexagone) et en Europe (voir nos idées de vacances écologiques en Europe). Et si on doit impérativement prendre sa voiture, on s’arrange pour faire le plein de festivaliers en route, en optant pour le co-voiturage.

Pour profiter du festival, manger mieux et végétal

Autre poste important d’émissions de CO2 lors des festivals : l’alimentation ! Si on ne veut pas faire griller la Planète, on limite les grillades de bœuf, et on choisit autant que possible une alimentation végétale.

De plus en plus de festivals proposent désormais autre chose que les traditionnelles merguez et galette-saucisse, avec des options végétariennes, bio et/ou locales. 1er conseil, donc : se tourner vers des festivals qui s’engagent sur ce plan. 2e conseil : choisir les offres végétales plutôt que celles à base de viande et ne pas hésiter à demander et signaler aux organisateurs quand les options végétariennes sont inexistantes. Cela encouragera les festivals à la traîne à évoluer sur ce point.

Militants et militantes de Greenpeace au festival de Glastonbury (UK) en 2022

Se désaltérer avec des contenants réutilisables

Pour profiter à fond d’un festival, au cœur de l’été et des fortes chaleurs, il faut boire (de l’eau, notamment). Pour cela, il y a un outil indispensable (et pas uniquement en festival) : la gourde ! En France, on consomme près de 140 bouteilles en plastique par an par personne ! Trier ses déchets n’est pas suffisant : le plastique, ça ne se recycle que 2 ou 3 fois max. Et la grande majorité des déchets plastiques ne sont tout bonnement pas recyclés et finissent dans la nature…. Attention : certains festivals continuent de refuser l’accès aux concerts avec une gourde… mais de nombreux festivals se sont mis à la page et autorisent désormais les gourdes dans leur enceinte (à condition qu’elles contiennent de l’eau, et non de l’alcool).

Pour profiter des boissons vendues sur place, la plupart des festivals ont désormais fait une croix sur les verres jetables et adopté les écocups (ou verres en plastique consignés). C’est très bien… à condition de laisser ces verres sur place, pour qu’ils puissent être réutilisés pour d’autres événements ou lors des prochaines éditions.

Il faut aussi privilégier les boissons conservées dans des contenants réutilisables : en fûts ou dans des bouteilles consignées, plutôt que dans des bouteilles en plastique ou en verre à usage unique… La consigne commence à faire son retour et il est grand temps que tous les festivals s’y mettent !

Choisir un festival vraiment écolo

Il n’existe pas encore de label écolo pour les festivals et les événements culturels. L’écologie étant désormais très souvent mise en avant par les organisateurs, difficile d’y voir clair entre véritables engagements et greenwashing. Voici toutefois quelques critères qui peuvent éclairer sur l’impact environnemental des festivals :

  • Plus c’est gros, plus ça pollue ! C’est un fait : l’empreinte carbone d’un festival n’est pas linéaire. Les petits festivals génèrent beaucoup moins d’équivalent CO2 par festivalier que les mastodontes. Diviser la jauge (c’est-à-dire le nombre maximum de festivaliers) par 10 entraîne une division de l’empreinte carbone par 30 ! La raison ? Les plus gros jouissent d’une attractivité importante au-delà des frontières, qui incite davantage à prendre l’avion ; ils programment souvent des artistes internationaux, qui eux-mêmes se déplacent en avion et enchaînent les déplacements d’un jour à l’autre ; ils ont recours à du matériel, des infrastructures et des scénographies gigantesques dont le transport par avion et ou semi-remorques pèse sur le bilan carbone. Autre problème lié aux gros festivals : la pression sur les ressources locales, notamment en eau (par exemple pour arroser les festivaliers en pleine canicule et périodes de restriction).
  • Transportez-moi ! Certains festivals ont vraiment à cœur de promouvoir des modes de transport non polluants (contrairement à d’autres qui affichent leur proximité avec un aéroport, voire leurs liens avec des compagnies aériennes…). Tarifs réduits pour les festivaliers privilégiant le train, le vélo ou le covoiturage ; sites accessibles facilement sans voiture (par exemple dans des centres-villes) ou grâce à des navettes collectives ; challenge vélo… Ça peut faire toute la différence !
  • Dites-moi ce que je mange, je vous dirai si je viens. Comme mentionné plus haut, certains festivals annoncent la couleur en proposant une restauration 100% végétarienne, bio et/ou locale, directement en relation avec des producteurs du coin.
  • Une fête pour la planète. De plus en plus de festivals poussent leur engagement écologique plus loin en proposant, outre des concerts et festivités, des temps d’échanges, de discussion et de réflexion sur le monde de demain et les enjeux écologiques. Faire la fête, c’est bien. En profiter pour discuter, échanger et réfléchir collectivement aux différentes façons de réduire notre impact environnemental, notamment dans le domaine de la culture, c’est encore mieux !

Vous avez participé ou projeté de participer à un festival cet été ? On compte sur vous pour partager vos expériences écolos (ou au contraire, vraiment pas !) avec nous sur nos réseaux sociaux.


Greenpeace est partenaire du festival des Pluies de juillet, où nous serons présents du 7 au 9 juillet. Ce petit festival musical normand accueille chaque année des personnalités engagées sur l’écologie. Plusieurs temps sont consacrés à des tables-rondes, débats et ateliers sur les enjeux environnementaux. Le programme de ces rencontres est disponible sur le site des Pluies de juillet : conférences / ateliers / agora.