Observatoire

Études et rapports


La loi n° 2019-1100 du 30 octobre 2019 confie au Centre national de la musique la mission de gérer un observatoire de l’économie et des données de l’ensemble du secteur et, à ce titre, de recueillir toutes informations utiles, notamment commerciales et financières, et de diffuser une information économique et statistique, dans le respect des législations relatives à la protection des données à caractère personnel et au secret des affaires.

Les études du CNM :

User Centric Payment System (UCPS)

Date de publication : 27 janvier 2021

Le CNM publie son étude sur l’impact pour les ayants droit d’un passage du modèle de rémunération par les plateformes de streaming dit Market Centric Payment System (MCPS) au User Centric Payment System (UCPS).

Une étude destinée à objectiver le débat au moyen de données comparables

Avec l’évolution des modes d’écoute de la musique, les services de musique en ligne ont connu au cours des dernières années une très forte croissance de leur activité pour atteindre, en 2019, 59 % du marché des ventes de musique enregistrée (Étude SNEP, L’économie de la production musicale en 2019, édition 2020). Leur poids croissant dans l’économie de la musique a fait émerger des questions relatives aux modalités retenues par ces entreprises pour répartir les produits tirés des abonnements à leurs services.

➔ Deux modèles de répartition

Les revenus générés par les écoutes en streaming sont aujourd’hui répartis aux ayants droit au prorata de leur part de marché (nombre d’écoutes générées sur le catalogue de l’ayant droit rapporté à l’ensemble des écoutes générées sur la plateforme), selon le modèle dit du Market Centric Payment System (MCPS). Par définition, ce mode de répartition favorise les propositions artistiques dont l’audience est la plus engagée et contribue à flécher les revenus du streaming vers les titres écoutés par les utilisateurs intensifs des services de musique en ligne.

Depuis plusieurs années, des professionnels de la musique militent en faveur d’un modèle alternatif, dit User Centric Payment System (UCPS), consistant à répartir le montant hors taxes de chaque abonnement en fonction des écoutes réelles de l’utilisateur : l’abonnement de l’utilisateur est distribué uniquement aux ayants droit des titres qu’il écoute.

➔ Une étude objective et indépendante

Plusieurs études[1] ont été menées en France et en Europe sur les conséquences du passage d’un modèle à l’autre pour les revenus du streaming et la diversité de l’offre. Toutefois, elles ont été réalisées sur la base de choix méthodologiques, de périmètres de données et de temporalités différentes. De ce fait, leurs résultats, souvent contradictoires, ne peuvent être comparés et ne permettent pas d’objectiver cette réflexion.

Dans ce contexte, le Centre national de la musique, en tant qu’observatoire du secteur musical en France, a réalisé une étude pilotée conjointement avec le ministère de la Culture. Lancée en avril 2020, cette étude a pour but d’opérer une analyse comparative et objective des implications des deux systèmes, notamment au regard de leur impact sur la diversité. Menée avec l’appui du cabinet Deloitte, elle a été réalisée dans un cadre concerté avec les professionnels, grâce à la contribution de représentants de différents métiers de la filière : artistes, producteurs, labels, distributeurs, organismes de gestion collective et plateformes de musique en ligne.

Certains services de musique en ligne ont, dès le lancement de l’étude, indiqué ne pas souhaiter y participer, ou ne pas disposer des ressources permettant de traiter leurs données pour la mise en œuvre d’une méthodologie commune. Seuls Deezer, Spotify et la Sacem ont accepté de participer à la mise à disposition de données, à l’élaboration de la méthodologie commune et, pour les deux plateformes, à son exécution[2].

Principaux enseignements de l’étude

Au-delà de quelques enjeux méthodologiques laissés volontairement en dehors du champ de l’analyse (cf. présentation de la méthode dans notre dossier), l’étude aboutit aux conclusions suivantes :

  • le passage au UCPS permettrait de mettre en cohérence la répartition des revenus avec le poids respectif des différentes typologies des consommateurs (en fonction du nombre d’écoutes) et limiterait l’effet de fléchage des revenus vers les écoutes réalisées par les utilisateurs intensifs. Pour autant, dans une économie de l’accès et non de la possession, la question de savoir si un modèle serait plus efficace ou plus juste qu’un autre demeure une question de principe ou de stratégie commerciale, que ces éléments chiffrés ne peuvent ni valider, ni invalider ;
  • le passage au UCPS pourrait favoriser une redistribution des revenus au bénéfice des artistes, titres et esthétiques aux audiences les plus faibles, mais, si les pourcentages d’évolution semblent non négligeables, les montants en valeur restent en réalité limités, en l’état du marché : ainsi, au-delà du 10 000e artiste le plus écouté, toutes esthétiques confondues, l’impact du passage au UCPS serait au maximum de quelques euros par an en moyenne sur l’année par artiste ;
  • le passage au UCPS pourrait favoriser une redistribution significative entre esthétiques aux audiences importantes, au détriment du rap et du hip hop et en faveur du rock et de la pop ;
  • le passage au UCPS pourrait favoriser un renforcement de la part de marché du back catalogue (titres mis en ligne sur une plateforme il y a plus de 18 mois) ;
  • la question des coûts et de la complexité du passage au UCPS reste à éclaircir. Dans l’hypothèse où les interfaces d’échange de données demeureraient inchangées, le développement du modèle UCPS serait à la charge des plateformes. Les coûts associés estimés par les deux plateformes partenaires de l’étude sont très disparates et mériteraient d’être estimés plus précisément. En outre, ces coûts pourraient ne pas être absorbables pour des plateformes plus modestes et pourraient être répercutés sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Les ayants droit (distributeurs, producteurs, organismes de gestion collective) pourraient en outre supporter des coûts de vérification des rapports remis par les plateformes (opérations complexes liées aux pondérations opérées au niveau des utilisateurs pour les calculs UCPS) ;
  • l’impact des outils de recommandation sur la répartition des revenus dans un modèle UCPS doit également être expertisé : des craintes ont été exprimées par certains représentants des ayants droit quant à l’orientation potentielle des écoutes via les algorithmes de recommandation dont le fonctionnement est jugé opaque. L’analyse quantitative de la répartition de la valeur entre les écoutes recommandées et autonomes est complexe et nécessite une définition commune et partagée qui, aujourd’hui, fait défaut ;
  • la lutte contre la fraude : le modèle UCPS permettrait de réduire l’impact d’une des fraudes existantes qui consiste à réaliser un maximum d’écoutes pour des titres et artistes ciblés, par exemple par des « fermes à clics ». Avec la mise en place de l’UCPS, la fraude pourrait évoluer vers le ciblage des utilisateurs peu intensifs ou inactifs ou encore le piratage de sous-comptes au sein des offres groupées. La lutte contre la fraude est l’un des enjeux principaux du streaming musical, une vigilance continue des plateformes pour détecter les écoutes frauduleuses est primordiale et une plus grande transparence là encore nécessaire.

Les suites à donner

L’étude objective un certain nombre de points grâce à l’application d’une méthodologie transparente et claire. Il s’agit d’une première étape importante dont il est primordial que tous les acteurs s’emparent dans une logique de solidarité et de développement.

Le CNM se propose de poursuivre et d’amplifier ces travaux en étroite concertation avec l’ensemble des acteurs et pour le bénéfice de l’ensemble de la filière musicale pour :

  • progresser sur les données mobilisables et garantir une meilleure transparence : certains acteurs n’ont pas souhaité communiquer certaines informations dont ils disposaient, voire n’ont pas souhaité participer à l’étude, ce qui a rendu sa réalisation délicate, mais il a aussi été constaté que certaines données n’étaient pas disponibles ou exploitables de façon satisfaisante ;
  • développer une meilleure observation des pratiques et usages sur les services de musique en ligne et une bonne compréhension des outils de recommandation, favorisant la mise en place de bonnes pratiques au service de la diversité ;
  • travailler conjointement au développement du marché du streaming en France, celui-ci accusant un retard au regard de ses voisins européens, en veillant à la soutenabilité pour l’ensemble des acteurs de leurs modèles économiques et en favorisant la diversification des publics et des usages.

Le CNM a engagé une extension de l’observatoire de la diversité musicale produite et exposée, qui sera mise en œuvre au cours de l’année 2021 et qui permettra de progresser sur la mise à disposition de données aujourd’hui manquantes. Il propose en outre d’engager une réflexion prospective avec l’ensemble des acteurs de la filière sur les conditions soutenables de développement du streaming, sur la transparence des méthodes de recommandation et sur la lutte contre la fraude pour lesquelles il pourrait jouer le rôle de tiers de confiance.

La diversité musicale dans le paysage radiophonique

Indicateurs de la diversité musicale dans le paysage radiophonique | Année 2020

Date de publication : 5 juillet 2021

Malgré l’annulation de partenariats et d’évènements, la quasi-totalité des radios du panel bouleverse ses programmes et réaffirme son soutien à la scène française, par le biais d’opérations de promotion des artistes français, d’émissions spéciales et d’interviews d’artistes locaux, ce que confirme la hausse du taux de musique, conséquence mécanique de la chute du temps d’antenne dédié à la publicité.

Pour la 5e année consécutive, le panel présente les principaux indicateurs de la diversité en hausse : +12,5 % de titres, +9,3 % d’artistes, +3,2 % de diffusions. Néanmoins les contacts musicaux (nombre de diffusions pondérées par l’audience) reculent de -1 %. En contact, la part des nouveautés recule de -2 pts, celle des nouveautés francophones gagne +1,8 pt. Les nouvelles entrées en playlist sont stables à 3,3 % des titres, avec une part inégalée de 40,5 % de francophones (+3,5 pts). Le répertoire diffusé privilégie le pop/rock (24,1 % de part en diffusion) devant la variété française (16,9 %) et la dance (14,7 %), les labels indépendants progressant à 26,1 % de part en diffusion (+4,8 pts).

Rapport 2019

Date de publication : juillet 2020

En hausse pour la quatrième année consécutive, la diversité en titres (120 425), en artistes (40 297), en diffusions (4,7 millions) et en nouveautés (46 655), mesurée sur le panel étudié de 42 stations, présente les résultats les plus élevés depuis 2011, comme pour l’exposition des titres francophones.

Les « contacts musicaux », c’est-à-dire le nombre de diffusions pondéré par l’audience, sont en progression par rapport à 2018 (+3 %), mais toujours en repli par rapport au niveau de 2011 (-3 %). Si le pop/rock prédomine, à 26 % de parts en diffusion, la dance, qui s’établit à 16 %, recule tant par rapport à 2018 (-3 pts) que 2011 (-8 pts).

La diversité musicale dans le paysage audiovisuel

Indicateurs de la diversité musicale dans le paysage audiovisuel | Année 2020

Date de publication : 5 juillet 2021

En 2020, la durée d’écoute globale de la TV s’établit à 3 heures 58 minutes (+18 minutes), une durée record liée à une augmentation du nombre de téléspectateurs quotidiens (+8 %) et au temps consacré par chacun au visionnage de la TV (+3 %).

Les chaînes ont su adapter leurs programmes, les réajuster à l’occasion du déconfinement, renforcer les thématiques culturelles en soutien des festivals et des artistes dans des conditions sanitaires strictes, voire se réinventer à l’image de la reconversion de France 4.

Sur le panel et sur la tranche horaire 24h-24h, les indicateurs de la diversité progressent sur la période : à la fois en nombre de vidéomusiques (12 572, +9,8 %), d’artistes (5 254, +10,1 %) et de diffusions (940 694, +1,4 %). La francophonie progresse également (48,8 %, +0,7 pt), la variété française s’exposant à hauteur de 21,5 % (+1 pt) ; les nouveautés atteignent quant à elles leur plus bas niveau (64 %, -4,1 pts).

Pour la troisième année consécutive, le volume d’heures de diffusion des concerts et interprétations en plateau se contracte avec 1 743 heures 47 minutes (-0,2 %) et la diffusion de concerts atteint son plus bas niveau depuis 2009 ; si les programmes différents diffusés sont plus nombreux (876, +17,1 %), l’exposition des artistes est en repli (2 516, -0,6 %). Quoique moins exposée, la musique classique prédomine (34,2 %, -2,2 pts). La première partie de soirée totalise 108 heures 13 minutes de diffusion musicale (+0,9 %), dont plus de 85 heures de live plateau (+3,5 %).

Rapport 2019

Date de publication : juillet 2020

L’année 2019 se caractérise par une baisse de la présence de musique sur les chaînes numériques hertziennes comme sur celles du câble-satellite, et ce sur toutes les tranches horaires. La diffusion de vidéomusiques, caractérisée par une plus grande diversité, progresse en nombre de clips diffusés et d’artistes (+5 %).

Sur le panel étudié, le répertoire francophone progresse, à 48 % de l’ensemble des diffusions ; le format des nouveautés atteint son plus bas niveau (68 %) et, pour la seconde année consécutive, le rap prédomine (22 %).

La diffusion de concerts et les interprétations en plateau sont en repli pour la seconde année consécutive et atteignent leur plus bas niveau : leur volumétrie horaire en 24h-24h, sous la barre des 2 000 heures (-16 %), se contracte en première partie de soirée (-15 %). Pour la première année, la musique classique, avec 36 % de parts en diffusion, détrône le type pop/rock.

Certifications export

Date de publication : 12 mars 2021 / MàJ : 14 avril 2021

Les certifications export 2020 prennent en compte les ventes physiques et/ou digitales réalisées hors France au 30 novembre 2020. Elles concernent tous les singles ou albums sortis entre le 01/10/2019 et le 30/11/2020 OU sortis antérieurement et ayant atteint un seuil « certifiable » pendant cette période. Pour connaître les seuils de certification et la méthode de décompte, cliquez ici.

La crise sanitaire survenue début 2020 a complexifié le travail à l’export des professionnels français par l’absence de tournées et la réduction des possibilités de promotion locale. 2020 n’en demeure pas moins une année positive pour le rayonnement de la production française, confirmant ainsi la capacité d’adaptation des labels français. Ces derniers ont en effet redoublé d’efforts sur la période en concentrant leurs stratégies sur le digital et les collaborations artistiques avec des résultats probants : 174 certifications export sont rendues publiques cette année (+44 % par rapport à 2019) et 65 artistes, soit 10 de plus que l’année passée, reçoivent une certification. Parmi les 174 certifications, 107 singles et 14 albums n’avaient jamais été certifiés par le passé, témoignant ainsi du renouvellement constant de la production française.

Le succès des collaborations

L’année 2020 a été marquée par le succès d’Aya Nakamura (Warner Music France) dont les titres sont aujourd’hui écoutés de Bogota à Jakarta, d’Amsterdam à Abidjan. Son succès, renforcé par ses collaborations avec Maluma (Colombie), Lil Pump (USA) ou encore Capo Plaza (Italie), fait de Nakamura l’album francophone le plus streamé sur Spotify.

D’autres collaborations ont eu un rôle majeur dans le succès à l’international des artistes produits en France. Le titre « Zemër » de Dhurata Dora (Allemagne) et Soolking (Universal Music France), autre artiste phare de l’année, passe diamant. Soolking enchaîne les succès en Allemagne et au-delà, avec les titres « Melegim » ou encore « Hayati ». Étoile montante, Lous & the Yakuza (Sony Music Entertainment France) fait rayonner la langue française dans le monde grâce à une collaboration avec tha Supreme & Mara Sattei (Italie) sur son titre « Dilemme », single d’or.

2020, année digitale

Le retour de Christine and the Queens (Because Music), artiste aujourd’hui incontournable au Royaume-Uni et aux États-Unis, a été particulièrement bien accueilli à l’international. Faisant partie des premiers artistes à avoir proposé des directs quotidiens sur les réseaux sociaux, elle a pu jouer à distance pour la presse internationale et son titre « People, I’ve been sad », en plus d’être certifié or, est reconnu meilleur titre de l’année du Time, de Pitchfork, de NPR ou encore du Guardian.

Année digitale, 2020 a également vu s’accroître le nombre de succès export liés à la viralité des challenges sur l’application TikTok. En témoignent le succès planétaire du titre « Jerusalema » de Master KG (Warner Music France), mais aussi ceux de Kid Francescoli (Yotanka), dont les États-Unis sont devenus l’un des premiers territoires d’export, de Marwa Loud (Because Music) avec son titre « Bad Boy » chorégraphié par des joueurs de football ou encore des singles « Wonderland » et « Aftermath » de Caravan Palace (LA Café/Lone Diggers).


L’entrée en playlists et le rôle des influenceurs ont aussi pu être déterminants pour certains. Le titre « Easy Come » d’Antoine Chambe (Roy Music), playlisté sur la plateforme chinoise NetEase, finit l’année 3 fois diamant à l’export et continue aujourd’hui sa remarquable ascension auprès du public chinois. De même, le titre « Cut My Hair » de Mounika. (Maju. Records), single de diamant, a bénéficié de l’aura d’un influenceur sur YouTube qui a propulsé le titre en playlist Spotify aux États-Unis.

L’électro en tête et le rap en ascension

Les musiques électroniques continuent de constituer la majorité des certifications export avec, en tête, David Guetta (Warner Music France), mais aussi des artistes comme Polo & Pan (Universal Music France) qui ont su au fil du temps consolider leur public au-delà de l’Europe, de l’Amérique du Nord à l’Amérique latine. Les artistes de musiques électroniques made in France tels que Petit Biscuit (Petit Biscuit), qui fait partie des artistes les plus certifiés cette année, M83 (Naïve), Breakbot (Because Music), KLYMVX (Sony Music Entertainment), Feder ou encore Ofenbach (Warner Music France) constituent autant d’artistes de renom à l’international.

D’année en année, le rap français accroît quant à lui son internationalisation en dehors des pays francophones et ce phénomène s’est répété en 2020 avec les succès à l’export de Heuss L’Enfoiré (Believe), Niska, MaesGradur (Universal Music France), Gambi (Warner Music France), etc.

Enfin, le jazz et la chanson française ne sont pas en reste avec de nouvelles certifications pour Gregory Porter (Universal Music France) ou pour Zaz (Warner Music France).

Archives :

La mission d’observation du CNM élargit considérablement celles confiées au Centre national de la chanson, des variétés et du jazz (CNV) et à l’Observatoire de la musique qui l’a rejoint en 2017. Depuis le 1er novembre 2020, cette mission d’observation intègre également les travaux du Bureau Export et de l’IRMA.

Les principales études réalisées au cours des dernières années sont disponibles ci-dessous.

La diffusion des spectacles de musiques actuelles et variétés

Date de publication : 27 septembre 2018

Le CNM, et avant lui le Centre national de la chanson, des variétés et du jazz (CNV), est en charge de toutes les opérations nécessaires à la perception de la taxe sur les spectacles de variétés (opérations d’assiette, de liquidation et de recouvrement). Il collecte ainsi les informations nécessaires à la perception de la taxe auprès des déclarants ainsi que quelques informations complémentaires. C’est le traitement de ces informations qui permet l’élaboration des statistiques de diffusion des spectacles de variétés et de musiques actuelles publiées par le CNM (au troisième trimestre de l’année suivante en raison des délais de déclaration).

Les chiffres 2018 n’ont pu à ce jour être publiés. Le CNM met tout en œuvre pour que l’actualisation des données pour 2018 et 2019 puisse faire l’objet d’une publication avant la fin de l’année 2020.

La diffusion des spectacles de musiques actuelles et de variétés en France en 2017 :

  • plus de 4 000 déclarants ;
  • 65 420 représentations payantes (+4 %) ;
  • 404 entrées par représentation en moyenne (+5 %) ;
  • 26,4 millions d’entrées payantes (+9 %) ;
  • 35 € de prix moyen du billet (+5 %) ;
  • 930 millions d’euros de recettes de billetterie (+15 %).

Avec 26,4 millions d’entrées payantes (28,7 millions en comptant les exonérées), les 65 420 représentations payantes déclarées ont généré 930 millions d’euros de recettes de billetterie en 2017.

L’accroissement de l’offre de représentations en France (+4 %) a été alimenté à la fois par les festivals, la programmation saisonnière des salles et des événements isolés ; à la fois dans des lieux de petite, de moyenne et de grande jauge ; et dans l’ensemble des régions françaises, à quelques exceptions près. Dans l’ensemble de ces contextes de diffusion, cet accroissement de l’offre a rencontré un public plus nombreux.

Économie du spectacle de musiques actuelles et de variétés

Économie des structures

Après une enquête pilote conduite en 2007, les instances du CNV se sont prononcées en 2009 en faveur d’une collecte annuelle et plus complète d’informations auprès de ses affiliés au travers de questions intégrées dans le formulaire annuel d’affiliation et la fourniture rendue obligatoire du bilan et du compte de résultat de la structure pour l’année écoulée. Parmi les principaux objectifs de cette observation pérenne :

  • améliorer la connaissance de la structuration des entreprises affiliées (et du secteur) ;
  • mettre en lumière les principaux soldes, ratios de gestion et financiers des structures du secteur en fonction de leurs caractéristiques ;
  • parvenir à estimer le poids du secteur en termes d’emplois, de chiffre d’affaires, de valeur ajoutée…

Économie des projets

Le CNM conduit aussi, en collaboration avec les professionnels, mais aussi les fédérations et réseaux d’acteurs impliqués sur les questions d’observation, une analyse transversale des informations qui lui sont communiquées par les porteurs de projets dans le cadre de ses activités de redistribution mais aussi des études ad hoc.

Analyse de l’économie et des caractéristiques des festivals

Date de publication : avril 2017

Diagnostic sûreté des lieux de spectacles en France 2015-2018

Date de publication : novembre 2018

Le volume économique de la filière musicale à l’international

Le volume économique de la filière musicale française à l’international estime les revenus directs à l’export des producteurs phonographiques, des producteurs de spectacles et des éditeurs musicaux français de musiques actuelles et de musique classique. Les données proviennent d’une enquête annuelle envoyée aux adhérents du Bureau Export.

Bilan économique 2019

Date de publication : 30 octobre 2020

Si l’année 2019 confirme le dynamisme des structures françaises, l’année 2020 est marquée par l’arrêt d’une grande partie de l’activité de la filière à l’international et par des enjeux d’adaptation sans précédents. 

Compte tenu de la crise sanitaire, la publication de cette étude, habituellement réalisée en juin, a été retardée afin de ne pas sursolliciter les adhérents du Bureau Export lors d’une période particulièrement incertaine.

Les chiffres-clés :

  • en 2019, ce sont 316 millions d’euros de chiffre d’affaires à l’export qui reviennent à l’industrie musicale, soit une croissance de 6,5 % par rapport à 2018 ;
  • 5 553 dates de concerts à l’export ont été recensées par Le Bureau Export en 2019 ;
  • en 2019, 79 % des revenus des ventes de musique enregistrée hors France proviennent du streaming ;
  • les labels et éditeurs français ont réalisé 21,5 M€ de revenus de synchronisation à l’export.

Bilan économique 2018

Date de publication : 27 juin 2019

L’année 2018 a été riche en succès à l’export pour les producteurs phonographiques, éditeurs et producteurs de spectacles musicaux français. En croissance depuis 2010, le chiffre d’affaires à l’export de la filière dépasse en 2018 la barre des 300 millions d’euros pour atteindre les 302 millions d’euros (+6,7 % par rapport à 2017).

Les chiffres-clés :

  • en 2018, les revenus de l’industrie musicale française à l’international enregistrent une croissance de 6,7 % pour atteindre 302 millions d’euros ;
  • plus de 4 000 concerts ont été exportés par les producteurs de spectacles français en 2018 ;
  • en 2018, les producteurs phonographiques français ont fait preuve d’une croissance à l’export sans précédent : +16 % par rapport à 2017 ;
  • l’édition musicale française enregistre un chiffre d’affaires de 54,9 M€ à l’export (hors Sacem).

Bilan économique 2017

Date de publication : 7 juin 2018

Cette année, Le Bureau Export a souhaité approfondir son étude de l’industrie musicale française à l’export en analysant les tendances observables pour les 3 métiers : édition musicale, production phonographique et production de spectacles.

L’étude démontre l’essor continu de l’industrie musicale française à l’export : la musique made in France rencontre un écho international de plus en plus important.

Avec les Palmarès Live, Le Bureau Export se dote d’un nouvel outil de mesure dédié à la filière du spectacle vivant. Ces Palmarès Live s’attachent à mettre en lumière les performances scéniques des artistes à l’international.

Les chiffres-clés :

  • en 2017, les revenus de l’industrie musicale française à l’international enregistrent une croissance de 6,7 % pour atteindre 283 millions d’euros ;
  • les revenus des producteurs de spectacles enregistrent une croissance de 10 % par rapport à 2016 ;
  • en 2017, le streaming compte maintenant pour plus de la moitié du chiffre d’affaires des ventes de musique enregistrée à l’export (58 %) ;
  • l’édition musicale française est en nette augmentation (+9,2 %), portant son chiffre d’affaires à l’export à 54 millions d’euros (hors Sacem). Elle s’exporte aussi bien en Europe qu’en dehors.

Bilan économique 2016

Date de publication : 15 juin 2017

Le chiffre d’affaires de la filière à l’export continue de se développer et s’élève à 262 M€ en 2016.

Les chiffres-clés :

  • 628 M€ générés à l’international par la filière musicale : pour la troisième année consécutive, le volume économique de la filière musicale généré à l’international dépasse les 600 M€. Il atteint ainsi 628 M€ en 2016 contre 617 M€ en 2015 et progresse de 30 % par rapport à 2010 ;
  • le chiffre d’affaires de la filière musicale française en provenance de l’international s’élève à 262 M€ en 2016 contre 257 M€ en 2015, soit une augmentation de 2 % par rapport à 2015 ;
  • 2 000 concerts à l’export pour les producteurs de spectacles français : en moyenne, l’export représente 21 % du chiffre d’affaires total des producteurs de spectacles adhérents du Bureau Export ;
  • 7 milliards de streams audio à l’export générés par les artistes des producteurs phonographiques français : le digital représente 72 % des ventes à l’export des producteurs phonographiques en 2016 ;
  • 46 % des streams des artistes signés sur un label français en provenance de l’international ;
  • les revenus des producteurs phonographiques s’internationalisent avec une part de leur chiffre d’affaires « hors Europe » de 40 % en 2016 ;
  • 14 M€ de revenus de synchronisation pour les éditeurs français ;
  • les droits d’auteur sont la source de revenus la plus importante de la filière musicale à l’international en 2016 : la collecte des droits d’auteur et droits voisins des SPRD françaises représente près d’ 1/3 du total des revenus de la filière musicale à l’export en 2016.

Certifications export

Les certifications export illustrent les performances de la production phonographique française à l’étranger.

Méthode de calcul :

Les certifications export prennent en compte les ventes physiques et/ou digitales réalisées hors France au 30 septembre de chaque année. Elles concernent tous les singles ou albums sortis pendant l’année écoulée ou sortis antérieurement et ayant atteint un seuil « certifiable » pendant cette dite période.

Les seuils de certification export/singles (téléchargement + streaming audio)

  • single or : 15 millions d’équivalent streams hors France ;
  • single platine : 30 millions d’équivalent streams hors France ;
  • single diamant : 50 millions d’équivalent streams hors France.

→ Les téléchargements d’un titre sont dorénavant convertis en équivalent streams (sur la base de 1 téléchargement = 150 streams) et sont ensuite ajoutés au volume de streams de ce titre.

Les seuils de certification export/albums (physique + téléchargement + streaming audio)

  • album or : 50 000 d’équivalent ventes hors France ;
  • album platine : 100 000 d’équivalent ventes hors France ;
  • album double platine : 200 000 d’équivalent ventes hors France ;
  • album triple platine : 300 000 d’équivalent ventes hors France ;
  • album diamant : 500 000 d’équivalent ventes hors France.

→ Les écoutes en streaming sont dorénavant converties en équivalent ventes et ajoutées aux ventes physiques (CD & vinyles) et aux ventes en téléchargement.

Méthode de conversion streaming/ventes d’albums : on additionne les volumes d’écoute en streaming de tous les titres d’un album (le titre le plus écouté est divisé par 2) et on divise ces volumes par 1 000 pour obtenir l’équivalent ventes.

Palmarès live à l’export

Les Palmarès live à l’export illustrent les performances de la production de spectacles musicaux français à l’international.

Scores et méthode de calcul :

Le CNM, en collaboration avec le PRODISS et le SMA, a développé une méthodologie afin d’établir le palmarès des artistes ayant atteint le plus large public à l’international.

Pour ce faire, un nombre de point est attribué à chaque date hors France de l’artiste. Le nombre de point par date dépend :

  • de la jauge de salle ou du type de festivals dans lesquels la date est produite ;
  • du pays dans lequel elle a lieu ;
  • du statut de l’artiste sur cette date (première partie ou tête d’affiche).

Le total des points par artiste permet d’établir le classement.

Musiques actuelles :

Pondérations et bonifications en musiques actuelles hors jazz :

  • date en première partie en Belgique, Suisse ou Luxembourg, warm-up, autre : 0 pt ;
  • date de tête d’affiche ou en festival en Belgique, Suisse ou Luxembourg : 1 pt ;
  • date en première partie hors Belgique, Suisse, Luxembourg : 0,5 pt ;
  • date en tête d’affiche ou en festival hors Belgique, Suisse, Luxembourg : 2 pts.

Bonus hors Belgique, Suisse, Luxembourg :

  • date en tête d’affiche d’une salle de + de 1 000 de capacité : + 6 pts ;
  • date en tête d’affiche d’une salle de + de 5 000 de capacité : + 8 pts ;
  • date en tête d’affiche d’une salle de + de 8 000 de capacité : + 10 pts ;
  • date dans un festival emblématique : + 8 pts.

Jazz et musiques improvisées :

  • date en première partie en Belgique, Suisse ou Luxembourg, warm-up, autre : 0 pt
  • date en première partie hors Belgique Suisse Luxembourg : 0,5 pt ;
  • date en tête d’affiche ou festival en Belgique, Suisse, Luxembourg : 1 pt ;
  • date en tête d’affiche ou festival hors Belgique, Suisse, Luxembourg : 2 pts.

Bonus hors Belgique, Suisse, Luxembourg :

  • date en tête d’affiche d’une salle de + de 500de capacité : + 4 pts ;
  • date en tête d’affiche d’une salle de + de 1000 de capacité : + 6 pts ;
  • date dans un festival emblématique : + 6 pts.

Musiques classiques et musique contemporaine :

  • Date hors France : 1 pt

La diversité musicale dans le paysage radiophonique

Rapport 2018

Date de publication : juin 2019

Pour la troisième année consécutive, le panel de 42 stations présente des hausses sur une grande partie des indicateurs : la diversité progresse de +3 % vs 2017, tant en titres (119 442) qu’en artistes (40 115) pour un total de 4,6 M diffusions (+2 %), dans un contexte de baisse des audiences (-1,3 % en contact). À plus de 16 %, la francophonie présente une part quasi similaire quelle que soit l’actualité des titres, pour 33 % des diffusions et 36 % des diffusions de nouveautés. En progression de +8 % en titres et +7% en diffusion, celle-ci est deux fois plus importante au sein des nouveautés… 

Rapport 2017

Date de publication : juin 2018

Ce quinzième rapport annuel marque une progression certaine de la quasi-totalité des indicateurs par rapport à 2016 : titres +6,5 %, artistes +8,1 %, nouveautés +16,3 %, titres exclusifs +8,3 % et leurs diffusions +12,7 %, dans un environnement de baisse d’audience du media radio. Par rapport à 2011, ces mêmes indicateurs s’inscrivent à la hausse ; la francophonie, en légère hausse par rapport à 2016, recule de -2,8 pts en titre, -4,7 pts en artiste, -3,4 pts en diffusion et -2,9 pts en contact vs 2011.

La diversité musicale dans le paysage audiovisuel

Rapport 2018

Date de publication : juin 2019

La diffusion de vidéomusiques se caractérise par une plus grande diversité en termes de vidéomusiques diffusées (+9,2 %), d’artistes exposés (+10,7 %), et se conjugue à une hausse des diffusions (+1,2 %) portée par les chaînes du câble-satellite. Pour la première année, le rap domine avec 21,8 % de parts en diffusion (+4,1 pts) ; la diffusion de nouveautés, en recul sur le panel (-2,5 pts), atteint sur la TV numérique hertzienne son niveau le plus bas depuis 10 ans (-12 pts). Sur les seules chaînes numériques hertziennes, la diffusion de concerts et interprétations plateau expose plus d’artistes (+6,4 %) au sein d’un plus grand nombre de programmes (+7,7 %). Avec plus de 125 heures de diffusions musicales (+1,1 %), la première partie de soirée composée à 82 % de live plateau progresse, alors qu’en 24h/24h la volumétrie se contracte (-13,3 %), et la diffusion de concerts recule de 353 heures (-17,9 % vs 2017).

Rapport 2017

Date de publication : juin 2018

Ce neuvième rapport annuel fait état de peu d’évolution des taux de musique, d’une progression de la diffusion sur le panel, notamment sur l’univers de la vidéomusique (+1,7 %) avec toutefois un recul du nombre de clips diffusés (-13,5 %) et d’artistes exposés (-4,1 %). Sur les chaînes numériques hertziennes, la diffusion de concerts progresse (+6 %) au détriment du live plateau (-11,5 %). Le volume d’heures de diffusions musicales s’inscrit à la hausse (+2,4 %), malgré une baisse du nombre de programmes (-9,2 %).

Autres études

Baromètre des investissements publicitaires du secteur des éditions phonographiques en radio et télévision – Année 2016 

En 2016, le secteur des éditions phonographiques a contribué à hauteur de 121,75 M€ (-8,4 %) aux recettes publicitaires des médias, dont 37,90 M€ en radio (-0,8 %) et 83,85 M€ en TV (-11,5 %), soit 0,8 % de l’ensemble des investissements publicitaires, tous secteurs confondus (-0,1 pt). Ils sont à 82 % réalisés sur les radios musicales et thématiques et à 99,3 % sur les chaînes numériques hertziennes gratuites.

État des lieux de l’offre de musique numérique : 10 ans d’observation de 2007 à 2016

Conçue et mise en place comme un outil de compréhension et de suivi de l’offre de musique en ligne en France, cette étude vient couronner une période de dix années d’observation de ce secteur (2007-2016). À travers une sélection de sites (192) représentatifs (6 catégories) observés autour d’une batterie d’indicateurs (46) objectifs et catégorisés, ces quelque 80 000 clichés permettent d’appréhender la dynamique des tendances et des évolutions structurelles de cette offre.

Pratiques en amateur dans les musiques actuelles (2020)

Date de publication : 28 janvier 2020

L’étude exploratoire « Pratiques en amateur dans les musiques actuelles » rend compte de la diversité de structures participant des pratiques en amateur et de leur faible inscription dans les politiques publiques.

Enquête « Entreprises innovantes de la musique » (2020)

Date de publication : 15 octobre 2020

Un panorama socio-économique des start-up, entreprises et prestataires français développant des solutions innovantes pour la musique. Un focus sur les premiers impacts de la pandémie de Covid-19 complète les résultats. En savoir plus sur cette enquête.