Le Centre national de la musique présente la deuxième édition de son Baromètre de l’emploi dans le secteur de la musique et du spectacle vivant en partenariat avec Audiens.
Baromètre de l’emploi 2024 : une étude sur les chiffres de l’emploi dans la musique, le spectacle vivant
Le Centre national de la musique (CNM) publie, en partenariat avec Audiens, une étude présentant les chiffres de l’emploi pour la musique et le spectacle vivant. Pour sa deuxième édition, ce baromètre propose une approche plus fine du périmètre de la musique au sein des données d’Audiens, groupe de protection sociale et partenaire du CNM.
Objectifs du baromètre
L’objectif du baromètre de l’emploi publié par le CNM est de fournir des données utiles (types de contrats, représentations par genre et par âge, niveaux de rémunération, etc.) sur l’emploi, dans les quatre champs conventionnels de la musique et des variétés :
- L’édition phonographique
- Le spectacle vivant privé
- Le spectacle vivant public
- L’édition musicale
Méthodologie : une analyse approfondie
Cette deuxième édition repose sur une approche plus précise du périmètre de la musique et des variétés parmi l’ensemble des structures étudiées. Elle combine l’analyse des données des salariés permanents et intermittents ayant travaillé au sein des entreprises adhérentes à Audiens au cours des 5 dernières années, avec la nomenclature des métiers élaborée par le CNM.
Ce travail permettra de suivre, d’une édition à l’autre, l’évolution d’un certain nombre d’indicateurs, notamment ceux qui rendent compte de la pluriactivité des salariés et intermittents ainsi que de la représentativité femmes-hommes.
2024 : une année de consolidation
2024 apparaît comme une année de consolidation, marquée par la stabilisation des principaux indicateurs de l’étude : le nombre d’entreprises, la masse salariale, le nombre de contrats et d’individus se stabilisent sur les quatre champs conventionnels étudiés.
En revanche, concernant la rémunération des salariés permanents, les hausses médianes sont globalement plus marquées pour les CDD que pour les CDI, à l’exception du spectacle vivant privé.
Part des femmes dans les métiers de la musique et des variétés : une présence inégale selon les domaines d’activité, mais majoritaire dans les contrats permanents
Les femmes sont davantage présentes parmi les permanents (CDI, CDD et alternants) que parmi les intermittents (CDDU artiste et technicien). Si elles sont bien représentées en nombre de contrats, leur poids dans la masse salariale est souvent plus faible, sauf pour les CDD.
En 2024, elles ont été majoritaires dans les nouvelles embauches : 60 % des recrutements en contrats permanents (CDI et CDD) sont des femmes.
Au niveau des cachets, les femmes continuent, dans l’ensemble, à percevoir des montants médians plus faibles que les hommes, à l’exception de l’édition phonographique et de l’édition musicale, qui ne représentent cependant que 5 % du total des cachets des artistes recensés dans le panel.
Au niveau des métiers, les femmes restent très minoritaires dans les fonctions techniques, quel que soit le champ. On observe toutefois une dynamique de rattrapage dans le spectacle vivant : +3 points depuis 2019 dans le spectacle vivant public et +4 points dans le privé, même si cette progression reste modeste. Les femmes demeurent également minoritaires dans les métiers de direction artistique, les fonctions d’artiste et d’intervenant enseignant, avec une représentation comprise entre 34 % et 38 % selon les secteurs.
Pluriactivité des travailleurs de la filière musicale : entre 65% et 76% de mobilité contractuelle des artistes selon les champs
Le baromètre présente une nouvelle analyse de la pluriactivité des travailleurs de la filière musicale en étudiant les salariés ayant signé au moins deux types de contrats différents sur l’année 2024 (CDI, CDD, alternance, CDDU artiste ou technicien) et/ou signé au moins un contrat dans deux champs différents, à la fois sur les quatre champs conventionnels de l’étude et en dehors (audiovisuel, radiodiffusion…).
L’étude révèle ainsi une forte mobilité contractuelle des artistes et des techniciens, qui exercent le plus de pluriactivité au sein des quatre champs conventionnels.
Les artistes ayant le statut d’intermittents (CDDU) sont également concernés par cette caractéristique, particulièrement dans l’édition phonographique et l’édition musicale où 65 % d’entre eux, pour la première, et 76 % pour la seconde, avaient également un contrat d’artiste dans un autre champ conventionnel de l’étude. Ces chiffres atteignent respectivement 78 % et 88 % si l’on ajoute tous les champs, comme la production cinématographique ou l’audiovisuel.
Les techniciens ayant le statut d’intermittents (CDDU) suivent la même tendance sur ces mêmes champs : 61 % des techniciens de l’édition phonographique et 49 % des techniciens de l’édition musicale avaient également un contrat dans un autre champ conventionnel de l’étude en 2024. Ces chiffres montent à 83 % et 73 % si l’on élargit les champs.