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Le Centre national de la musique dresse un bilan anticipé des festivals en partenariat avec le ministère de la Culture

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Découvrez le bilan anticipé des festivals en 2026. Musiques actuelles, classiques et contemporaines, humour et pluridisciplinaire avec une part de musique

Pour la troisième année consécutive, le Centre national de la musique dresse un bilan anticipé des festivals pour 2026, en partenariat avec le ministère de la Culture



Le Centre national de la musique (CNM) et le ministère de la Culture publient ce 15 octobre 2026 un bilan provisoire* de la saison 2026 des festivals de musique et d’humour. Ce bilan repose sur l’analyse des réponses de 1035 festivals (pour les deux tiers des festivals de musiques actuelles) se déroulant habituellement entre janvier et août. Les organisations professionnelles Ekhoscènes, France Festivals et le Syndicat des Musiques Actuelles (SMA) ont été associées à la réalisation de cette étude, dont elles sont partenaires. 

Les difficultés financières restent la principale source de préoccupation des festivals, suivies par les aléas climatiques 

En 2026, 91% des festivals du panel qui ont tenu une édition déclarent avoir rencontré un peu ou beaucoup de difficultés (vs 80% en 2025), en premier lieu d’ordre financier (71%, vs 80% en 2025). Suivent les aléas naturels, en nette hausse par rapport à 2025, ou encore la difficulté à recruter des bénévoles, notamment pour les festivals pluridisciplinaires. 

Parmi les 998 festivals qui se sont tenus sur la période, 49% déclarent ainsi avoir été confrontés à des aléas naturels, soit 13 points de plus qu’en 2025. Les aléas en cause sont principalement des températures extrêmes (76%, en très forte augmentation), des orages (28%) ou encore des fortes précipitations (21%), et touchent à nouveau de manière plus forte les festivals se déroulant intégralement en plein air. 

4% des festivals répondants déclarent qu’ils n’ont pas eu lieu en 2026 malgré une édition prévue. Parmi ces 4%, 9 précisent avoir dû annuler pour cause d’aléas naturels, 8 pour difficultés financières et 11 autres sur décision administrative (majoritairement pour raisons climatiques).  

Pour mieux quantifier les annulations de l’été 2026, dont le phénomène tend à être sous-estimé par ce bilan**, le CNM a procédé à sa propre veille durant l’été. Cette veille a permis d’identifier plus de 40 annulations de festivals (totales ou partielles), gratuits ou payants, concernant plus d’une soixantaine de représentations qui auraient dû avoir lieu entre juin et aout.  

Au total, ce sont environ deux tiers des festivals qui ont déclaré avoir procédé à une évolution de leur format en 2026. Cela concerne en premier lieu la capacité d’accueil pour la moitié des festivals, le nombre total de spectacles pour un tiers d’entre eux et le nombre de spectacles gratuits pour un quart des festivals répondants. La durée du festival et le nombre de scènes font également partie des changements cités par plus de 20% des répondants. Toutes ces évolutions sont majoritairement à la hausse. 

Une situation économique qui reste complexe pour une majorité de festivals 

La majorité des festivals répondants (44%) situent leur fréquentation totale entre 1000 et 5000 spectateurs. Au global, la fréquentation totale moyenne des festivals répondants était de 7 351 spectateurs en 2026, portée par les festivals répondants de grande capacité. Cette fréquentation moyenne, en baisse par rapport aux résultats du panel 2025, est à corréler avec l’évolution du panel lui-même et avec des taux de remplissage moyen en faible baisse. 

Ainsi, le taux de remplissage moyen atteint 77% en 2026 (-3 points par rapport à 2025), est en augmentation pour 39% des répondants (-11 points par rapport à 2025), mais également en baisse pour 30% d’entre eux. Comme en 2025, un tiers des répondants déclarent atteindre un taux de remplissage supérieur à 90%. 

Cette année marque à nouveau une hausse des coûts, tant techniques qu’artistiques pour près de la moitié des festivals répondants, notamment pour les festivals de musiques actuelles qui sont les plus nombreux à les noter. La sécurité continue d’être un poste de hausse pour un nombre important de festivals de musiques actuelles (pour 42% des répondants, soit deux points de plus qu’en 2025), alors que les autres postes de dépenses (communication, frais de structure, assurances…) restent stables pour la majorité des répondants. 

Si 38% des festivals enregistrent une hausse de leurs recettes de billetterie (+4 points par rapport à 2025), ils sont tout de même 26% à renseigner une baisse de ces dernières (+ 2 points par rapport à 2025). 

Concernant les subventions, la situation semble plus stable en 2026 qu’elle ne l’était pour le panel des répondants en 2025. Environ 20% des répondants notent ainsi une baisse des aides régionales (- 4 points par rapport à 2025), et des aides départementales (- 9 points par rapport à 2025).  

Ainsi en 2026, 35% des 515 festivals analysés déclarent un déficit supérieur à 5% (+ 1 point par rapport à 2025) malgré un taux de remplissage moyen de 72% pour 81 répondants. L’équilibre budgétaire est atteint pour 46% des festivals (+ 5 points par rapport à 2025). Les festivals sont à nouveau plus de 80% à déclarer que leur prochaine édition pourra se tenir, quand 15% des festivals ne peuvent pas encore l’affirmer.  

L’engagement des festivals dans la lutte contre les VHSS s’inscrit dans la durée  

Les festivals ayant eu lieu en 2026 sont près de deux tiers à déclarer mettre en place des actions de lutte contre les violences et harcèlements à caractère sexiste et sexuel (VHSS), et près de trois quarts dans les musiques actuelles. Parmi les mesures adoptées, la désignation d’une personne référente VHSS dans l’équipe (92%), la formation de l’équipe de direction (89%) ainsi que la mise en place d’un dispositif de signalement et/ou d’une cellule d’écoute au sein de l’équipe. Des mesures qui étaient également fortement adoptées par les festivals ayant répondu en 2025. 

*Le bilan complet de l’année 2026, portant sur les festivals de toutes les disciplines dont la musique, sera publié par le ministère de la Culture au premier semestre 2027. Les analyses du CNM portent sur un panel de 1035 festivals de musiques actuelles, de musiques classiques et contemporaines, d’humour et de festivals pluridisciplinaires.  

** Les données récoltées étant déclaratives et collectées à l’issue de la saison estivale, les festivals annulés ont tendance à répondre de manière moins systématique que les festivals dont l’édition a pu se tenir.  






Bilan anticipé des festivals 2025

Ce bilan repose sur l’analyse des réponses de 947 festivals (pour moitié des festivals de musiques actuelles) se déroulant habituellement entre janvier et août. Les organisations professionnelles Ekhoscènes, France Festivals et le Syndicat des Musiques Actuelles (SMA) ont été associées à la réalisation de cette étude, dont elles sont partenaires.

Près de 8 festivals de musique et d’humour sur 10 connaissent des difficultés, majoritairement financières

En 2025, 79% des festivals du panel qui ont tenu une édition déclarent avoir rencontré des difficultés, en premier lieu d’ordre financier (80%). S’ensuivent les aléas naturels, ou encore la difficulté à recruter des bénévoles, notamment pour les festivals pluridisciplinaires.

Parmi les 869 festivals qui se sont tenus sur la période, 36% déclarent ainsi avoir été confrontés à des aléas naturels, soit 2 points de plus qu’en 2024. Les aléas en cause sont principalement des températures extrêmes (42%), des orages (28%) ou encore des fortes précipitations (25%), et touchent bien évidemment de manière plus forte les festivals se déroulant intégralement en plein air.

8% des festivals répondants déclarent qu’ils n’ont pas eu lieu en 2025, dont certains parce qu’ils ont été contraints d’annuler leur édition. Parmi ces 8%, 6 structures ont précisé la raison de la non-tenue de leur édition 2025, dont 4 mettant en avant les difficultés financières, 1 l’impact des aléas naturels, et 1 le besoin de faire une pause pour réfléchir à l’évolution de leur projet.

Au total, ce sont environ deux tiers des festivals qui ont déclaré avoir procédé à une évolution de leur format en 2025. Cela concerne en premier lieu le nombre de spectacles programmés (en évolution chez 43% des répondants), puis la capacité d’accueil (29%), la durée du festival (25%) suivi du nombre de sites/scènes (25%). Ces évolutions se font à la hausse pour une majorité de festivals.

Cette année à nouveau, des fréquentations encourageantes mais une situation économique complexe

Près de trois quarts des festivals ayant répondu à cette question indiquent en 2025 une capacité d’accueil identique à l’édition précédente (71%) et une majorité des répondants situe sa capacité d’accueil entre 1000 et 5000 spectateurs, avec une fréquentation moyenne de 8 707 spectateurs.

Le taux de remplissage moyen réalisé par les festivals analysés atteint 80% en 2025 et plus d’un tiers (36%) déclarent un taux de remplissage supérieur ou égal à 90%. Ce taux de remplissage a augmenté cette année pour 50% des festivals s’étant exprimés sur cette question.

Cependant, malgré ces chiffres encourageants, les recettes de billetterie ne couvrent plus toujours les augmentations des coûts techniques, artistiques et de sécurité auxquels les festivals font face depuis plusieurs années.

Ainsi, les dépenses artistiques et techniques ont augmenté pour presque la moitié des festivals du panel, les musiques actuelles étant les plus impactées par ces hausses. La sécurité, en particulier, est en hausse pour 40% des festivals de musiques actuelles. Si les autres postes de dépenses sont stables pour la majorité des festivals, une hausse des frais d’assurance concerne plus d’un tiers des répondants (35%).

Face à cela, l’évolution des recettes est plus contrastée. Bien que les subventions des collectivités territoriales soient majoritairement stables, un quart des festivals notent une baisse des aides régionales et un tiers des aides départementales.

  • Ainsi, à l’issue de leur édition 2025, 34% des 546 festivals analysés à ce jour déclarent un déficit supérieur à 5% malgré un taux de remplissage moyen de 78% pour 102 répondants. L’équilibre est atteint pour 41% d’entre eux et 25% sont bénéficiaires. Plus de 8 festivals sur 10 déclarent que leur prochaine édition pourra se tenir, mais jusqu’à 16% des festivals de musiques actuelles ne peuvent pas encore l’affirmer.

Un engagement fort des festivals dans la lutte contre les VHSS et pour la réduction de leur empreinte environnementale

Les festivals ayant eu lieu en 2025 sont plus de deux tiers à déclarer mettre en place des actions de lutte contre les violences et harcèlements à caractère sexiste et sexuel (VHSS), et près de trois quarts dans les musiques actuelles. Parmi les mesures adoptées, la formation de l’équipe de direction (85%), la désignation d’une personne référente VHSS dans l’équipe (83%) ainsi que l’information et la sensibilisation du personnel (79%) reviennent majoritairement.

Ils sont également trois quarts à déclarer avoir engagé des actions à impact direct visant à réduire leur empreinte environnementale. Ces actions concernent dans la majorité des cas la réduction et gestion des déchets et des pollutions (93%), l’alimentation responsable (91%) et la communication responsable (86%).

*Le bilan complet de l’année 2025, portant sur les festivals de toutes les disciplines dont la musique, sera publié par le ministère de la Culture au printemps 2026.






Bilan anticipé des festivals 2024

Le Centre national de la musique (CNM) et le Département des études, de la prospective, des statistiques et de la documentation du ministère de la Culture (DEPS), en lien avec la DGCA, publient ce 18 octobre 2024 un bilan provisoire de la saison 2024 des festivals de musique et d’humour, grâce à une enquête réalisée auprès des festivals qui se sont déroulés entre janvier et août 20241.

Cette étude, menée avec le concours des organisations professionnelles Ekhoscènes, le Syndicat des Musiques Actuelles (SMA) et France Festivals, montre que si l’impact direct des Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) s’avère limité, ce sont les difficultés économiques et les aléas climatiques qui ont affecté le plus fortement les festivals cette année, rendant cette activité de plus en plus risquée.

Un impact des JOP 2024 limité

Parmi les 877 festivals qui ont été interrogés, 95% se sont déroulés comme prévu en 2024, 3% n’avaient pas d’édition prévue et 2% ont été annulés, dont une seule annulation a été directement liée aux JOP.

Toutefois, parmi les 834 festivals ayant déclaré se dérouler comme prévu, 10%, soit 79 événements, ont signalé des perturbations ou des difficultés causées indirectement par les JOP. Celles-ci ont entraîné des modifications de dates, de lieux, des annulations partielles, des problèmes de sécurité ou encore des difficultés liées à l’indisponibilité de certains prestataires et équipements.

Si l’impact direct des JOP s’avère donc limité, certains effets indirects, comme l’augmentation des coûts techniques et de sécurité, restent quant à eux difficiles à quantifier.

Des festivals de plus en plus exposés aux risques climatiques

Le baromètre confirme l’impact croissant des aléas climatiques sur les festivals. Ces aléas (pluies, orages, fortes températures, etc.) ont causé l’annulation de 2 des 14 festivals recensés, et affecté un tiers des 834 festivals qui ont eu lieu en 2024. Ils sont désormais la deuxième cause de difficultés derrière les difficultés financières, provoquant des changements de lieux, de dates ou des annulations totales ou partielles.

Face à ce constat, accentué par une saison estivale particulièrement pluvieuse, les organisateurs expriment clairement le caractère risqué de la tenue de leur festival.

Des fréquentations encourageantes…

Un quart des festivals ayant répondu à l’enquête ont augmenté leur capacité d’accueil en 2024.

La fréquentation moyenne est désormais de 8 181 spectateurs, et la médiane de 2 177. Plus d’un quart des festivals (26%) ont un taux de remplissage supérieur à 90%. Ce taux est en hausse pour 44% des festivals, stable pour 26%, et en baisse pour 30% par rapport à l’année dernière.

Cependant, malgré ces chiffres encourageants, les recettes de billetterie ne couvrent plus toujours les augmentations des coûts techniques, artistiques et de sécurité auxquels les festivals font face depuis plusieurs années.

… mais une situation économique de plus en plus complexe

Plusieurs indicateurs convergent pour mettre en évidence une situation économique de plus en plus tendue des festivals de musique et d’humour. Les difficultés financières constituent la première cause d’annulation des festivals (8 sur 14 cas recensés). 48% des festivals de musique et d’humour parmi ceux qui ont renseigné les données budgétaires, ont déclaré un exercice déficitaire. Plus notable encore, 44% des festivals affichant des taux de remplissage supérieurs à 90% font état d’une édition déficitaire en 2024.

Ce premier bilan anticipé de la situation des festivals de musique et de variétés a désormais vocation à être publié chaque année, afin d’observer avec précision les évolutions et défis auxquels les festivals sont confrontés.

1 Sur les 2082 festivals de musique et humour répertoriés en France contactés dans le cadre de cette enquête et s’étant déroulés en 2024, 877 (42%) se déroulant habituellement entre janvier et août ont apporté des réponses exploitables.