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Le Centre national de la musique publie une analyse régionale détaillée de la diffusion des spectacles de musique et variétés en France en 2024

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Ce rapport, analyse détaillée de l’ensemble des indicateurs — nombre de festivals et de lieux, représentations payantes, fréquentation, recettes de billetterie, prix du billet, contexte festivalier et seuils de remplissage — rapportés à la démographie de chaque territoire. Cette déclinaison régionale, conçue comme un outil à destination des professionnelles, des professionnels et des élues, élus locaux est complétée par une analyse de la diffusion à l’échelon départemental.

-> Le rapport annuel du CNM repose sur les données issues des déclarations de taxe de l’ensemble des salles et festivals diffusant des spectacles payants de musiques actuelles et de variétés

En 2024, 1 358 festivals payants se sont déroulés en France. Ils constituent 11% des représentations payantes proposées au total, 23% de la fréquentation et 20% des recettes de billetterie générées à l’échelle nationale. Des chiffres proches de ceux observés dans les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Centre-Val de Loire, Grand Est, Hauts-de-France et Nouvelle-Aquitaine.

En Occitanie, Normandie, Bourgogne-Franche-Comté et Pays de la Loire, les festivals vont en revanche jusqu’à générer plus du tiers de la fréquentation et de la billetterie sur leur territoire. L’Occitanie est par ailleurs l’unique région à enregistrer en 2024 des hausses sur l’ensemble des indicateurs (nombre de représentations, fréquentation, billetterie).

La région Bourgogne-Franche-Comté enregistre quant à elle les plus fortes hausses de fréquentation (+10%) et de billetterie (+21%) en contexte festivalier.

De son côté, la Bretagne, bien qu’elle enregistre les baisses les plus importantes de fréquentation (-13%) et de billetterie (-9%), continue de se distinguer par le rôle structurant des festivals : plus de la moitié de la fréquentation et de la billetterie est générée grâce à son offre festivalière.

À l’inverse, l’Île-de-France se caractérise par le faible poids des festivals dans l’offre de spectacles régionale : 3% de l’offre payante, 8% de la fréquentation et 7% des recettes de billetterie. Rappelons toutefois que les festivals franciliens représentent, à l’échelle nationale, 10% de l’offre festivalière payante, 11% de la fréquentation et 15% de la billetterie.

La Provence-Alpes-Côte d’Azur enfin, demeure en 2024 la région accueillant le plus grand nombre de représentations payantes en contexte festivalier, concentrant plus du tiers de l’offre festivalière payante nationale. Cette spécificité s’explique par le format du Festival Off d’Avignon, qui regroupe un nombre particulièrement élevé de représentations.

En 2024, 3 367 lieux de diffusion ont accueilli des spectacles payants en France. Ils concentrent 89 % des représentations payantes, 77 % de la fréquentation totale et 80 % des recettes de billetterie.

Dans les régions Hauts de France, Centre-Val de Loire, Grand Est, Nouvelle-Aquitaine, et Auvergne-Rhône-Alpes, les spectacles représentent une part similaire à celle observée à l’échelle nationale, si ce n’est supérieur. Les Hauts-de-France enregistrent la plus forte hausse de l’offre payante (+17 %), le Centre-Val de Loire celle de la fréquentation (+24 %) et l’Auvergne-Rhône-Alpes celle des recettes de billetterie (+36 %).

Pour les régions Bourgogne-Franche-Comté, Normandie, Occitanie, Pays de la Loire et Provence-Alpes-Côte d’Azur, les spectacles représentent plutôt deux tiers de la fréquentation et des recettes de billetterie, voire légèrement moins dans le cas de l’Occitanie. La Bourgogne-Franche-Comté enregistre quant à elle la baisse la plus forte du nombre de représentations payantes (-17%), et Provence-Alpes-Côte d’Azur la baisse la plus forte sur la fréquentation (-5%) et les recettes de billetterie (-15%).

L’Île-de-France reste la région où les spectacles représentent la part la plus importante de la diffusion, portée en 2024 par les cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.

Enfin la Bretagne, au contraire, est la région où les parts de fréquentation et de billetterie générées hors contexte festivalier sont les plus faibles (moins de la moitié). Cela s’explique par la prédominance des festivals dans la région, ainsi que par la faible présence de grandes salles de spectacles.

> NB : Pour la deuxième année consécutive, la Corse et les territoires d’outre-mer (Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Martinique et Mayotte) font l’objet d’une analyse dédiée au sein du rapport.

En raison du nombre restreint de représentations déclarées en Corse et dans les territoires d’outre-mer, les analyses portant sur ces territoires sont plus concises et les tendances qui en émergent doivent être interprétées avec précaution. Elles sont donc traitées à part au sein du rapport.