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Royaume-Uni

Le Royaume-Uni est l’un des plus importants marchés pour la musique dans le monde. Selon UK Music, l’industrie musicale britannique a généré 5,2 milliards de livres sterling en 2018 (dont 2,7 milliards en s’exportant). Du point de vue de son marché intérieur, le pays se classe 3e marché de la musique enregistrée au monde en 2019 selon l’IFPI, 4e marché en termes de ventes de billets de concert selon PwC et 5e pays pour les collectes de droits d’auteur. Il est par ailleurs l’un des cinq premiers territoires d’export pour la musique made in France (en revenus). 

Le Royaume-Uni est l’un des plus importants marchés pour la musique dans le monde. Quelles conséquences suite au Brexit ? Le CNM met à disposition des fiches pratiques pour développer son projet musical au Royaume-Uni.
Emi Wang

Brexit

Depuis le 1er janvier 2021, le Royaume-Uni a quitté l’Union européenne, entrainant de nombreux changements de part et d’autre de la Manche et impactant particulièrement l’industrie musicale britannique.

Conformément à l’accord de commerce et de coopération conclu entre le Royaume-Uni et l’Union européenne le 24 décembre 2020, de nouvelles règles ayant trait à la circulation des biens et des personnes sont applicables. En complexifiant les procédures liées à ces mobilités, les nouvelles règles applicables concernent en premier lieu les artistes et techniciens, les professionnels de la musique, les professeurs et les étudiants. C’est pourquoi le CNM a réuni les principaux éléments à prendre en compte pour la filière musicale et aborde dans les fiches suivantes les nouvelles règles de mobilité et d’activité du Royaume-Uni vers la France et vice-versa.

Fiches marché

L’industrie musicale britannique est l’une des plus puissantes au monde et la musique britannique est celle qui s’exporte le mieux après celle des États-Unis. En 2019, le marché de la musique enregistrée britannique a passé la barre du milliard d’euros pour atteindre son plus haut niveau depuis 2006. Avec 66,9 millions d’habitants, le Royaume-Uni présente la dépense par tête la plus importante d’Europe (environ 15,06 € par personne et par an). L’IFPI comptabilisait 153,3 millions d’unités vendues (en équivalent ventes) et décrivait un marché à 50,5 % digital (streaming et téléchargements) dominé par Spotify en 2019. Néanmoins, le stream-ripping est en croissance et devient une problématique importante au Royaume-Uni.

Selon UK Music, en 2018, ce sont 28,9 millions de personnes qui ont assisté à un concert au Royaume-Uni. Pré-Covid, Londres était connue pour sa scène musicale très dynamique et présentait un important maillage de grassroots venues qui ont bénéficié de plusieurs formes de soutien depuis l’arrivée de Sadiq Khan à la mairie de Londres (plan de soutien 2015Agent of Changefonds de soutien aux grassroots venues face à la Covid-19). Le Royaume-Uni est également connu pour ses grands festivals : Glastonbury, Boomtown FairReading and Leeds Festivals, LoveboxLatitude, etc.

PRS for Music et PPL sont les deux organismes de gestion de droits d’auteur et des droits voisins du droit d’auteur. PRS est en charge de la collecte des droits d’exécution publique (PRS) et de reproduction mécanique (MCPS) pour le compte des auteurs, compositeurs et éditeurs. PPL est l’organisme de gestion des droits de diffusion publique pour le compte des producteurs phonographiques et des artistes-interprètes.

Le Royaume-Uni est un territoire prescripteur en termes de découvertes musicales. Un certain nombre de médias britanniques spécialisés peuvent avoir un impact majeur dans la carrière d’artistes émergents de tous genres musicaux :  BBC 1Xtra et BBC 6 Music (Radio), NME, Mojo, Uncut, DJ Mag, Mixmag, Songlines, The Wire (presse spécialisée et webzine) en sont quelques exemples.