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Observation : études et rapports


La loi n°2019-1100 du 30 octobre 2019, confie au Centre national de la musique la mission de gérer un observatoire de l’économie et des données de l’ensemble du secteur et, à ce titre, recueillir toutes informations utiles, notamment commerciales et financières, et diffuser une information économique et statistique, dans le respect des législations relatives à la protection des données à caractère personnel et au secret des affaires.

Cette mission d’observation élargit considérablement celles confiées au Centre national de la chanson, des variétés et du jazz (CNV) et à l’Observatoire de la musique qui l’a rejoint en 2017. Les principales études réalisées au cours des dernières années sont disponibles ci-dessous.

La diffusion des spectacles de musiques actuelles et variétés

Le CNM, et avant lui le Centre National de la Chanson, des Variétés et du Jazz (CNV), est en charge de toutes les opérations nécessaires à la perception de la taxe sur les spectacles de variétés (opérations d’assiette, de liquidation et de recouvrement). Il collecte ainsi les informations nécessaires à la perception de la taxe auprès des déclarants ainsi que quelques informations complémentaires. C’est le traitement de ces informations qui permet l’élaboration des statistiques de diffusion des spectacles de variétés et de musiques actuelles publiées par le CNM (au troisième trimestre de l’année suivante en raison des délais de déclaration).

Les chiffres 2018 n’ont pu à ce jour être publiés. Le CNM met tout en œuvre pour que l’actualisation des données pour 2018 et 2019 puisse faire l’objet d’une publication avant la fin de l’année 2020.

La diffusion des spectacles de musiques actuelles et de variétés en France en 2017

  • Plus de 4000 déclarants
  • 65 420 représentations payantes (+4%)
  • 404 entrées par représentations en moyenne (+5%)
  • 26,4 Millions d’entrées payantes (+9%)
  • 35€ de prix moyen du billet (+5%)
  • 930 Millions d’euros de recettes de billetterie (+15%)

Avec 26,4 millions d’entrées payantes (28,7 millions en comptant les exonérées), les 65 420 représentations payantes déclarées ont généré 930 millions d’euros de recettes de billetterie en 2017.

L’accroissement de l’offre de représentations en France (+4%) a été alimentée à la fois par les festivals, la programmation saisonnière des salles et des événements isolés ; à la fois dans des lieux de petite, de moyenne et de grande jauge ; et dans l’ensemble des régions françaises, à quelques exceptions près. Dans l’ensemble de ces contextes de diffusion, cet accroissement de l’offre a rencontré un public plus nombreux.

Économie du spectacle de musiques actuelles et de variétés

Économie des structures

Après une enquête pilote conduite en 2007, les instances du CNV se sont prononcées en 2009 en faveur d’une collecte annuelle et plus complète d’informations auprès de ses affiliés au travers de questions intégrées dans le formulaire annuel d’affiliation et la fourniture rendue obligatoire du bilan et du compte de résultat de la structure pour l’année écoulée. Parmi les principaux objectifs de cette observation pérenne :

  • améliorer la connaissance de la structuration des entreprises affiliées (et du secteur)
  • mettre en lumière les principaux soldes, ratios de gestion et financiers des structures du secteur en fonction de leurs caractéristiques
  • parvenir à estimer le poids du secteur en termes d’emplois, de chiffre d’affaires, de valeur ajoutée…

Économie des projets

Le CNM conduit aussi, en collaboration avec les professionnels, mais aussi les fédérations et réseaux d’acteurs impliqués sur les questions d’observation, une analyse transversale des informations qui lui sont communiquées par les porteurs de projets dans le cadre de ses activités de redistribution mais aussi des études ad hoc.

Analyse de l’économie et des caractéristiques des festivals

Diagnostic sûreté des lieux de spectacles en France 2015-2018

Pour consulter les autres publications :

La diversité musicale dans le paysage radiophonique

Rapport 2019

En hausse pour la quatrième année consécutive, la diversité en titres (120 425), en artistes (40 297), en diffusions (4,7 millions) et en nouveautés (46 655), mesurée sur le panel étudié de 42 stations, présente les résultats les plus élevés depuis 2011, comme pour l’exposition des titres francophones.

Les « contacts musicaux », c’est-à-dire le nombre de diffusions pondéré par l’audience, sont en progression par rapport à 2018 (+3%), mais toujours en repli par rapport au niveau de 2011 (-3%). Si le pop/rock prédomine, à 26% de parts en diffusion, la dance, qui s’établit à 16%, recule tant par rapport à 2018 (-3 pts) que 2011 (-8 pts).

Rapport 2018

Pour la troisième année consécutive, le panel de 42 stations présente des hausses sur une grande partie des indicateurs : la diversité progresse de +3% vs. 2017, tant en titres (119 442) qu’en artistes (40 115) pour un total de 4,6M diffusions (+2%), dans un contexte de baisse des audiences (-1,3% en contact). À plus de 16%, la francophonie présente une part quasi similaire quelle que soit l’actualité des titres, pour 33% des diffusions et 36% des diffusions de nouveautés. En progression de +8% en titre et +7% en diffusion, celle-ci est deux fois plus importante au sein des nouveautés… 

Rapport 2017

Ce quinzième rapport annuel marque une progression certaine de la quasi-totalité des indicateurs par rapport à 2016 : titres +6,5%, artistes +8,1%, nouveautés +16,3%, titres exclusifs +8,3% et leurs diffusions +12,7%, dans un environnement de baisse d’audience du media radio. Par-rapport à 2011, ces mêmes indicateurs s’inscrivent à la hausse ; la francophonie, en légère hausse par rapport à 2016, recule de -2,8 pts en titre, -4,7 pts en artiste, -3,4 pts en diffusion et -2,9 pts en contact vs. 2011.

La diversité musicale dans le paysage audiovisuel

Rapport 2019

L’année 2019 se caractérise par une baisse de la présence de musique sur les chaînes numériques hertziennes comme sur celles du câble-satellite, et ce sur toutes les tranches horaires. La diffusion de vidéomusiques, caractérisée par une plus grande diversité, progresse en nombre de clips diffusés et d’artistes (+5%).

Sur le panel étudié, le répertoire francophone progresse, à 48% de l’ensemble des diffusions ; le format des nouveautés atteint son plus bas niveau (68%) et, pour la seconde année consécutive, le rap prédomine (22%).

La diffusion de concerts et les interprétations en plateau sont en repli pour la seconde année consécutive et atteignent leur plus bas niveau : leur volumétrie horaire en 24h-24h, sous la barre des 2 000 heures (- 16%), se contracte en première partie de soirée (-15%). Pour la première année, la musique classique, avec 36% de parts en diffusion, détrône le type pop/rock.

Rapport 2018

La diffusion de vidéomusiques  se caractérise par une plus grande diversité en termes de vidéomusiques diffusées (+9,2%), d’artistes exposés (+10,7%), et se conjugue à une hausse des diffusions (+1,2%) portée par les chaînes du câble-satellite. Pour la première année, le rap domine avec 21,8% de parts en diffusion (+4,1 pts) ; la diffusion de nouveautés, en recul sur le panel (-2,5 pts), atteint sur la TV numérique hertzienne son niveau le plus bas depuis 10 ans (-12 pts). Sur les seules chaînes numériques hertziennes, la diffusion de concerts et interprétations plateau expose plus d’artistes (+6,4%) au sein d’un plus grand nombre de programmes (+7,7%). Avec plus de 125 heures de diffusions musicales (+1,1%), la première partie de soirée composée à 82% de live plateau progresse, alors qu’en 24h-24h la volumétrie se contracte (-13,3%), et la diffusion de concerts recule de 353 heures (-17,9% vs. 2017)

Rapport 2017

Ce neuvième rapport annuel fait état de peu d’évolution des taux de musique, d’une progression de la diffusion sur le panel, notamment sur l’univers de la vidéomusique (+1,7%) avec toutefois un recul du nombre de clips diffusés (-13,5%) et d’artistes exposés (-4,1%). Sur les chaînes numériques hertziennes, la diffusion de concerts progresse (+6%) au détriment du live plateau (-11,5%). Le volume d’heures de diffusions musicales s’inscrit à la hausse (+2,4%), malgré une baisse du nombre de programmes (-9,2%).

Autres études

Baromètre des investissements publicitaires du secteur des éditions phonographiques en radio et télévision – Année 2016 

En 2016, le secteur des éditions phonographiques a contribué à hauteur de 121,75 M€ (-8,4%) aux recettes publicitaires des médias, dont 37,90 M€ en radio (-0,8%) et 83,85 M€ en TV (-11,5%), soit 0,8% de l’ensemble des investissements publicitaires, tous secteurs confondus (-0,1 pt). Ils sont à 82% réalisés sur les radios musicales et thématiques et à 99,3% sur les chaînes numériques hertziennes gratuites.

État des lieux de l’offre de musique numérique : 10 ans d’observation de 2007 à 2016

Conçue et mise en place comme un outil de compréhension et de suivi de l’offre de musique en ligne en France, cette étude vient couronner une période de dix années d’observation de ce secteur (2007-2016). À travers une sélection de sites (192) représentatifs (6 catégories) observés autour d’une batterie d’indicateurs (46) objectifs et catégorisés, ces quelques 80 000 clichés permettent d’appréhender la dynamique des tendances et des évolutions structurelles de cette offre.

Publications et rapports d’activité

Les publications du CNM sont de véritables outils d’information mis à la disposition des professionnels du spectacle de variétés et de musiques actuelles qui visent à les informer sur les conditions économiques et sociales d’exercice de leur profession. Hormis le rapport d’activité et les chiffres de la diffusion édités annuellement, le CNM publie une lettre info trimestrielle dans laquelle sont retranscrites les tables rondes organisées par l’établissement,  les différentes études menées par le centre de ressources en collaboration avec les différents services de l’établissement ou encore des fiches pratiques…

Rapport d’activité

Publié chaque année au mois d’avril, ce document rend compte de la perception et de la redistribution, commission par commission et programme par programme, de la taxe fiscale sur les spectacles de variétés.